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Le Tchad

Données générales :

Nom officiel : République du Tchad.

Nature du régime : République.

Chef de l'Etat : M. Idriss Déby Itno, Président de la République.

Données géographiques :

Superficie: 1 284000 km2

Capitale : Ndjaména.

Villes principales : N'Djaména, Abéché, Moundou, Sahr.

Langue (s) officielle (s) : français, arabe.

Langue (s) courante (s) : français, arabe tchadien.

Monnaie : Franc CFA (100 FCFA = 0,15 euro).

Fête nationale : 11 août (proclamation de l'indépendance).

 

Données démographiques ;

Population : 11,5 M hab (BM, 2011)

Densité : 8,9 hab/km2

Croissance démographique : 2,6 % (BM, 2011)

Espérance de vie : 49,5 ans (BM 2011).

Taux d'alphabétisation des adultes (15 ans et plus) : 26 % (PNUD)

Religions : Islam (55%), christianisme et animisme (45%).

Indice de développement humain : 183ème sur 187 pays (PNUD,

 

Le Tchad est un pays très riche en traditions. Les différentes ethnies contribuent largement à cette richesse. Les autochtones vivent à travers la musique et la danse. On peut trouver ici un artisanat différent selon la région dans laquelle on se trouve. Les cérémonies traditionnelles locales sont variées en couleurs : statues, objets et masques ont chacun leur signification.

 

GÉOGRAPHIE

Au nord, le Tchad (qui couvre plus du double de la superficie de la France) s'étend sur le Sahara méridional, partiellement montagneux et volcanique (Tibesti), peu peuplé, domaine de l'élevage transhumant (bovin, ovin et caprin). La population juxtapose surtout Noirs et Arabes. Elle est aujourd'hui en majeure partie islamisée. Plus de la moitié se concentre dans les vallées du Chari et du Logone (mil, arachide, coton). Le pays, enclavé, sans transports intérieurs, est tributaire de l'aide internationale (France en tête). Du pétrole est exploité dans le sud du pays (Doba).

 

Le milieu naturel

Le millieu naturelLe Tchad s'étend sur la partie orientale de la cuvette sédimentaire tchadienne, dont le fond topographique est à 155 m d'altitude dans le Djourab, et dont le relief, au nord du 13e parallèle, est surtout dunaire. Les bordures nord et est sont formées de massifs anciens gréseux ou cristallins, parfois surmontés d'appareils volcaniques qui culminent au Tibesti (Emi Koussi, 3 415 m). Au sud s'étendent les vastes plaines inondables du bassin du Chari, et des bas plateaux (les Koros) qui se relèvent vers la dorsale centrafricaine. Le climat est chaud et sec. Les précipitations diminuent du sud (1 200 mm) au nord (50 mm), où l'agriculture n'est possible que dans les oasis. Les cours d'eau ne sont pérennes que dans le Sud, où le Chari-Logone alimente le lac Tchad. La végétation passe de la forêt claire à la savane arborée puis arbustive à épineux, et aux steppes ou pseudo-steppes à graminées ; elle est clairsemée et temporaire dans la zone désertique.

 

 

 

La population et l'économie

 

Au sud vivent les Soudanais (Saras, Massas, Mundangs, Toupouris), paysans et sédentaires, animistes ou christianisés ; au nord sont les islamisés (Kotokos, Ouaddaïens, Kanembous) et les Arabes, très dispersés. Le désert est le domaine des nomades Tedas et Dazas. La guerre civile récurrente qui sévit depuis l'indépendance modifie cette répartition et le fait majeur des dernières années est sans doute la pénétration et l'installation des islamisé et des « Arabes » dans l'ouest et le sud du pays. Les deux principales causes de ces migrations sont la sécheresse des années 1970 et la prise du pouvoir par les « Nordistes » à partir de 1982. Il s'ensuit un développement de l'islam, que pratique aujourd'hui plus de la moitié de la population, et de l'arabe dialectal, dont le rôle véhiculaire s'accroît. Près de la moitié de la population est installée dans le Sud-Ouest, à l'O. du Chari et dans la vallée du Logone.

Dans un pays sans réel appareil d'État autre que militaire, les données statistiques, lorsqu'elles existent, n'ont guère de sens. On doit donc se contenter d'estimations pour tout ce qui touche aux hommes et à l'économie. Cette incertitude des chiffres ne met cependant pas en cause la perception de certaines réalités : la faible densité moyenne de la population, sa très inégale répartition entre les régions d'agriculture et d'élevage, une urbanisation croissante mais encore modérée, la prépondérance des activités rurales. Les troubles ont entraîné un repli vers les cultures vivrières, assez diversifiées, parmi lesquelles l'on note une nette progression du manioc et de l'igname aux côtés des traditionnels mils et sorghos. La culture sur brûlis des mils fournit la base de l'alimentation : petit mil au N. du 12e parallèle, sorgho pluvial ou de décrue au S. Le manioc est en rapides progrès dans le sud du pays ; plante vivrière, l'arachide stagne. Le riz dans les zones inondables, le blé dans les polders du lac Tchad occupent une place secondaire, ainsi que le maïs et les haricots. La pêche sur le lac Tchad et sur le fleuve Chari est active et fournit un apport protidique essentiel. La zone sahélienne concentre une part importante des troupeaux de bovins et d'ovins-caprins dont les éleveurs ne tirent qu'un profit limité, et que le climat oblige à une transhumance saisonnière. Le coton, culture imposée naguère par le colonisateur, connaît un certain redressement après s'être effondrée. Toutes ces productions font l'objet d'échanges transfrontaliers non officiels croissants avec la République centrafricaine, le Cameroun et, surtout, le Nigeria, qui offre en contrepartie des produits pétroliers et manufacturés. Ces derniers réduisent à néant les chances d'une industrie embryonnaire, déjà mise en péril par l'insécurité.

 

Depuis des temps immémoriaux, le Tchad exploite le natron (carbonate de sodium) du lac Tchad, indispensable aux cures de sel des troupeaux d'une vaste région qui dépasse largement les frontières du pays. Il dispose également de gisements d'uranium dans le Nord, inexploitables actuellement compte tenu de la conjoncture mondiale. Le secteur industriel, très modeste (alimentation, traitement du coton), a été en grande partie désorganisé. La guerre, l'enclavement et l'insuffisance des moyens de transports intérieurs (le pays n'a pas de chemins de fer), la sécheresse des années 1970-1980 expliquent la stagnation économique du pays, tributaire de l'aide internationale (France en tête). Cependant, l'exploitation depuis 2003 du gisement pétrolier de Doba (300 puits) dans le sud du pays devrait apporter de notables ressources. Transporté par l'oléoduc de Kribi jusqu'au littoral camerounais, le pétrole tchadien (250 000 barils par jour) représente un potentiel estimé à vingt-cinq années de production.